C’est la rentrée!

Repartir pour une année… Oui, mais dans de bonnes conditions…
Est-ce le moment des « bonnes résolutions »?
M’inscrire dans une salle de gym, changer les rideaux du salon, ne plus laisser s’accumuler le courrier non répondu, mieux organiser mon temps, ranger ma maison, penser à moi… à mon couple?
Ouvrir les vieux dossiers « qui fâchent », les affronter pour les dépasser? Se donner les moyens d’améliorer vraiment notre communication conjugale? Restaurer notre intimité?
Etre plus à l’écoute de ma famille recomposée et des besoins de chacun?

Oui, la rentrée est un bon moment pour faire le point, avancer, prendre des décisions… N’hésitez pas à franchir le pas! Rencontrez une conseillère conjugale, une thérapeute familiale.
Je suis là pour vous, à mon cabinet, par téléphone, par Skype.
A bientôt!

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  «Temps du confinement : Forces et fragilités du mariage »

Voici la dernière chronique proposée pour ce temps du confinement. Cela ne veut pas dire, hélas, que nos vies vont rentrer l’ordre précédent, et nous n’en avons pas fini avec ces modes relationnels qui, depuis presque deux mois, nous proposent/imposent un face à face bien particulier.
Je l’ai dit précédemment, ce temps est diversement  vécu par les couples… Certains disent qu’ils s’en réjouissent, tant mieux ! « Je n’ai jamais passé autant de temps avec ma femme » ; « La bonne nouvelle c’est que mon mari est là au quotidien »…  Mais combien peuvent sortir fragilisés de cette année 2020 semblable à nulle autre  précédente…  C’est à vous tous que je pense en écrivant.

Tous les couples qui choisissent la vie commune nourrissent le ferme espoir que leur aventure durera et sera épanouissante. Ceux qui se marient cherchent en outre à inscrire leur couple, ou du moins leur projet de couple, dans la durée, ce « pour toujours »  qu’ils s’offrent mutuellement. Pour autant les couples mariés ne sont évidemment pas à l’abri des soucis…Or,  quand il y a difficulté, voire échec, ils  tombent parfois de très haut. Certains couples en entretien me disent combien leur idéal de couple et la réalité vécue ne s’accordent pas comme ils le souhaiteraient ; ils pensaient que leur mariage roulait… qu’il roulait pour la vie ; or peut-être sous-estimaient-ils qu’un mariage, c’est comme  une plante en pot : Quand elle est arrivée chez nous, elle était magnifique ; mais peut-être n’en ai-je pas pris suffisamment soin ? Pas assez  d’arrosage, pas assez d’engrais, trop ou pas assez de lumière … Et la plante a dépéri. Au début je ne l’ai pas remarqué : c’est quand les feuilles commencent à tomber que je m’inquiète, et ma plante est déjà bien malade…

Ceux que le jardinage ne rejoint guère seront plus sensibles peut-être à une comparaison sportive : le mariage, c’est comme le vélo. Au début de la promenade, nous sommes en pente douce, ça avance tout seul, pas même besoin de pédaler ; mais le chemin n’est pas fait que de descentes, évidemment, et il me faut sans cesse pédaler, de manière adaptée, car si je m’arrête je risque de tomber !

Oui, prendre soin de son couple semble aller de soi ; et pourtant, lorsque des couples tentent une relecture de leur histoire à l’occasion d’une « crise », c’est bien ce manque de soin qui est souvent pointé : Nous avons perdu l’habitude de la tendresse; nous avons arrêté de sortir à la naissance des enfants ; lui/elle me montrait tant d’attentions… au début ! etc… Vous retrouvez là quelques-uns des Langages de l’amour de Gary Chapman que vous connaissez sans doute bien : Peut-être  le livre est-il sur votre table de nuit, peut-être prend-il la poussière ?…

Qu’est-ce que notre couple?  Nous nous sommes aimés et choisis, avec nos  désirs de bonheur, nos richesses personnelles, nos qualités propres … Mais nous sommes aussi  couple avec nos petitesses, nos tentations, les déceptions que nous nous infligeons, les petites trahisons, tous ces manques d’amour inévitables, parce que nous sommes imparfaits (tous les deux…) ; nous sommes couple, encore, avec nos histoires familiales, nos différences sociales ou culturelles ! Nous sommes couple, dans un monde aux repères flous, aux messages sur la sexualité et le droit au bonheur personnel qui  viennent parfois déstabiliser nos modèles de vie. Ce monde, c’est celui dans lequel nous vivons, travaillons, et dans lequel grandissent nos enfants.

Tout couple peut un jour ou l’autre souffrir d’une communication défaillante, d’une baisse du sentiment amoureux, d’un conjoint qui travaille trop, de difficultés sexuelles, voire d’un adultère  … toutes choses dont la psychologie nous apprend qu’elles peuvent être travaillées, avec éventuellement le secours de professionnels. C’est ainsi que, de plus en plus, les couples osent pousser la porte d’un conseiller conjugal. Démarche jamais facile, qui demande humilité et désir véritable de restauration de la relation, démarche courageuse, démarche nécessaire.

Cette démarche d’aide pourra amener le couple à cheminer vers une écoute vraie, une meilleure compréhension de chacun, et pourquoi pas un pardon donné et reçu : pardon qui rend l’avenir de nouveau possible, plus confiant, plus souriant ; retour vers l’autre. Cette démarche d’accompagnement n’a rien de magique : elle s’appuie sur un désir des deux parties d’avancer vers un mieux. Elle est souvent fructueuse : J’ai été témoin de nouveaux départs magnifiques vers une vie de couple restaurée, ré-apprivoisée, re-choisie !

J’ai été heureuse de vous accompagner de ces petites chroniques. Merci de vos retours, qui me vont droit au cœur. Nous ne nous connaissons pas, pour la plupart d’entre nous, et pourtant ce chemin partagé nous a fait entrer dans une certaine familiarité. Si vous souhaitez poursuivre autrement ces réflexions, si vous vous êtes senti rejoint par cette chronique ou une précédente, si vous pressentez que vous-même ou votre couple avez besoin d’avancer sur une difficulté, d’échanger avec un tiers, de faire le point sur une question particulière, n’hésitez pas !

Ou peut-être, avez-vous dans vos proches, amis, famille, un couple en difficulté ? Vous pouvez relayer cette proposition.

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 «Temps du confinement : internet dans notre couple, dans notre famille »

Internet est depuis longtemps notre réalité quotidienne. Si nous n’avions pas à notre disposition différents outils de communication en ce temps de confinement, les relations à nos proches, nos possibilités de travail,  d’études, d’achats… seraient bien plus compliquées encore qu’elles ne le sont dans ces circonstances particulières.

L’outil informatique fait partie de notre paysage immédiat : dans le salon, dans le bureau ou la chambre, est-il seulement  un meuble, un objet ? Ou une personne de la famille ? La remarque peut sembler provocante, et pourtant… il n’est pas rare que j’entende une personne en entretien me dire : « Mon mari me trompe avec son ordinateur »… D’autres me confient que leur époux/se, passe ses soirées sur le canapé du salon ou au lit… devant sa propre tablette ou son téléphone…

Si nous savons tous qu’internet est un moyen incroyable d’ouverture vers le monde, vers l’universel, vers une communication immédiate et aisée, le paradoxe est qu’il peut être aussi pour le couple un empêcheur de communiquer ! Par son côté chronophage, c’est-à-dire mangeur de temps, par son aspect essentiellement personnel,  il retire aux conjoints de l’espace à deux, du temps pour deux, des occasions de communiquer vraiment… et  en prolongeant les soirées de l’un ou de l’autre, il va jusqu’à décaler le temps du coucher, et éventuellement l’accès à la sexualité,…

Mais ne mettons pas sur le dos de l’outil, ce serait facile et injuste, tout ce qui nous permet de nous défiler ! Me coucher tard, passer plusieurs heures dans le tête-à-tête non conflictuel avec mon ordinateur, est-ce que cela ne m’arrange pas un peu ? Ne serait-ce pas, dans certains cas, une fuite : fuite devant une relation conjugale routinière, difficile, pesante, distante ? Fuite devant certains soucis personnels ou professionnels ? De plus, les satisfactions offertes  sont nombreuses, dans la mesure où elles ouvrent des champs quasi illimités de connaissance, de distraction, de relation, et il est souvent difficile de s’arrêter. Les séries addictives sont construites ainsi ! On imagine alors combien l’attrait de l’outil peut se glisser dans la moindre faille de communication, de désir ; et combien l’écran pourra s’interposer entre les deux personnes d’un couple peut-être un peu fragile pour altérer une relation déjà aux prises avec des difficultés…

Et le téléphone ? Quel comportement avons-nous? Comment avons-nous instauré un mode d’utilisation pour chacun dans la famille? Un savoir-vivre du téléphone ? Les ados  se sentent au bout de leur vie dès que leur portable n’est plus dans leur champ de vision. Et nous ? Un père de famille disait combien il trouvait insupportable que ses enfants aient leur portable à table ; mais lui-même ne savait jamais s’en éloigner !  Quelle volonté mettons-nous en œuvre –par exemple, sommes-nous capable d’éteindre notre portable de travail dans les temps familiaux ?  Derrière cela, quelle cohérence éducative ?

A faire en famille   Se pose en effet  la question éducative par rapport au téléphone, qui peut faire, plutôt qu’un combat de chaque jour, une matière à une discussion familiale (selon l’âge des enfants), dans laquelle chacun sera invité à dire ses besoins et proposer un cadre permettant une vie familiale sereine. Je crois vraiment (voir chroniques précédentes) à ces temps de partages familiaux, mini conseils de famille qui évitent aux parents d’ériger des lois qui ont tant de mal à être respectées, car les deux parties n’ont pas eu l’opportunité de co-construire une charte de bon usage, c’est-à-dire un contrat accepté par les deux parties.

A faire en couple  Ce temps dont nous verrons un jour la fin, en nous laissant confinés pour la plupart dans nos maisons et appartements, a fait la part belle à tous ces appareils de communication. C’est précisément le moment de faire le point, calmement, et pas en situation de colère ou de conflit. Proposons-nous d’y réfléchir ensemble : Qu’est-ce que nous aimons particulièrement faire sur l’ordinateur, la tablette ? Des recherches ? Des jeux ? Du courrier ? Regarder des films, des séries ? … Qu’est-ce qui est le plus important pour nous ? Pourquoi ? De quel temps avons-nous besoin quotidiennement, ou chaque semaine pour notre usage de l’ordinateur ? Y a-t-il des domaines sur lesquels nous  serions d’accord pour réguler notre usage personnel de l’outil informatique ? Qu’est-ce qui est peut-être difficile à supporter pour notre conjoint ? Qu’est-ce qui peut être négocié ?  Quelle alternative ?  Attention, pas en ouvrant la boite des reproches, mais plutôt en exprimant nos ressentis et nos besoins :  Comment j’ai besoin d’un espace personnel, et si oui, pourquoi je ne veux pas t’en parler , ou bien, comment je me sens, lorsque tu passes du temps si près et si loin de moi, comment je vis le fait que tu discutes, échanges, sans partager avec moi ; comment nos soirées nous accordent du temps ensemble ou pas… et ensuite : ce que je peux te proposer, ce que nous voulons mettre en oeuvre  ensemble pour une meilleure qualité de relation conjugale…

 

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«Temps du confinement : qui a le pouvoir dans notre couple ? »

Lorsqu’un couple se choisit pour vivre ensemble un amour partagé, au XXe ou au XXIe siècle -dans notre société occidentale-,  il s’établit sur des bases de respect mutuel, de partage des tâches, d’égalité, de transparence… Chacun place dans « la corbeille de noce »  un contrat, explicite ou implicite, issu de ses représentations du couple, de ses propres modèles relationnels, de ses désirs.

Pourquoi parler ici de pouvoir ?

En fait, quand le système couple fonctionne bien, la question est peu soulevée : chacun a son secteur, son domaine de prédilection ou de compétence : il/elle décide de l’achat de la voiture ; il/elle choisit la prochaine école des enfants, la couleur des rideaux ; il/elle règle les factures et tient la comptabilité domestique, il/elle cuisine, etc, etc… Or, tous ces domaines de la vie quotidienne et bien d’autres (éducation, choix des vacances, sexualité…) peuvent vite devenir des enjeux de pouvoir. Lorsque nous ne sommes pas d’accord, ou lorsque je veux avoir le dessus sur mon conjoint, c’est là que peut s’instaurer entre nous, insidieusement ou violemment,  un rapport de force qui empoisonnera notre relation conjugale.  Rares sont les couples qui échappent totalement à ce risque : Cette question est souvent apportée en thérapie conjugale. Je pense à ce couple d’une soixantaine d’années, qui consulte parce que les disputes sont violentes et prennent des proportions inacceptables. Chacun des deux aurait l’impression de perdre la face s’il cédait à l’autre un pouce de terrain…

Mais attention ! Le pouvoir ne se loge pas toujours où on l’attendrait ! Car ce n’est pas nécessairement celui qui fait le plus de bruit qui a le pouvoir… On peut même ne pas penser être détenteur/trice de pouvoir, et même de  se poser en victime ! Bien des femmes se trouvent dans ce cas de figure, qui se plaignent d’avoir tout le souci de la maisonnée sur les épaules -cette fameuse charge mentale-  et sont bien étonnées quand on leur pointe qu’en fait, elles détiennent un pouvoir domestique redoutable !

Car ce pouvoir-là est souterrain, et la puissance féminine prend alors des allures de sacrifices…  « Il me laisse tout faire ; je suis seule à décider… Mais  en fait… Est-ce que j’accepte vraiment qu’il m’aide ? Est-ce que ce serait bien fait, comme je le voudrais ? Est-ce que je ne préfère pas, au fond, faire moi-même, non sans me plaindre ? Et du coup, dans la  suite énoncée : «  je voudrais que ça change »,  quelle réalité ?  Est-ce si sûr que j’accepte de perdre ce pouvoir-là, qui évidemment ne dit pas son nom ?  N’y a-t-il pas quelque chose de gratifiant dans le statut de la plainte ? (même si je me garderais bien de l’avouer ??) ? A méditer…  Et les hommes aussi peuvent se retrouver dans un schéma analogue !

L’équilibre du couple, sur ce point comme bien d’autre, est toujours relatif ; lorsque l’un des deux exprime une insatisfaction, pouvons-nous en parler ?  Mais la réflexion est également personnelle : interrogeons nous en vérité sur les mécanismes internes, psychiques, à l’œuvre en nous. Par exemple, qu’est-ce qui fait que je me laisse dominer par mon époux,se ? Parfois je reproduis des schémas familiaux ; ou j’ai un besoin de sécurité qui me fait rester du côté de l’enfant que j’ai été ; ou je pense : il/elle est plus compétent(e) que moi, je n’ose pas proposer ma disponibilité ; ou encore, j’ai peur des conflits et de leurs conséquences possibles ; peut-être aussi la peur de ne pas/plus être aimé… la fatigue, l’usure… Tant de raisons possibles qui me poussent à m’effacer, à mettre l’autre au premier plan…
A l’inverse, je peux me demander pourquoi je refuse du pouvoir à l’autre dans notre couple : besoin de domination, volonté de toute-puissance ? Peur de ne pas exister ? Peur de me faire avoir, idéologie machiste ou féministe… Que sais-je ?

A FAIRE EN COUPLE. Redisons que le temps du confinement peut évidemment venir pointer, ou renforcer nos fonctionnements dans ce qu’ils ont d’insatisfaisant ; il est aussi opportunité de modifier nos modes relationnels. Ne vous privez donc pas de communiquer si vous vous sentez rejoints par tel ou tel exemple, ou si le temps vous semble propice à des échanges constructifs :

Connaître notre fonctionnement personnel et mutuel, accepter de l’entendre de notre conjoint, reconnaître et éclairer nos domaines de compétences, identifier les zones de pouvoir au sein de notre couple, les discuter au besoin, pour les rééquilibrer, voilà un bon exercice qui, s’il se fait dans un climat de  communication bienveillant, pourra faire grandir notre relation en permettant à chacun de prendre sa juste place.

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«Temps du confinement : parlons d’argent »

Eh oui, l’argent est bien un sujet qui n’est pas spécial à notre réalité printanière, mais qui, pendant le confinement, peut prendre un relief particulier.

Nous sommes très diversement impactés ces jours-ci par les questions d’argent : ceux qui travaillent « comme d’habitude », de chez eux ou sur leur lieu d’emploi habituel, ceux qui sont en chômage partiel, les indépendants qui ont vu s’arrêter toute rentrée d’argent… ne sont pas logés à la même enseigne… Dans la sérénité comme dans l’inquiétude, le confinement ne nous dispense pas de remplir le frigo et de devoir régler nos dépenses !

Or  l’argent peut être entre nous un sujet délicat, voire un sujet qui fâche. Mais dans « la vie d’avant », n’était-ce pas déjà le cas ?

Vous savez, l’argent est une donnée apportée dans de nombreuses problématiques de couples que je rencontre en consultation. Trop d’argent (oui, ça arrive), pas assez, mais surtout une gestion de celui-ci très différente entre les deux conjoints, source potentielle de conflits  récurrents.

Et la gestion matérielle de nos biens et de nos  dépenses dit évidemment quelque chose de notre fonctionnement de couple !

La source de cette question d’argent se trouve bien évidemment dans mon rapport personnel à celui-ci : ma  manière d’appréhender l’argent, on le sait, reflète une partie de ma personnalité, et aussi mon éducation, mon milieu social d’origine, l’attitude face à l’argent  chez mes parents, mes manques éventuels dans l’enfance… Je pense à ce couple rencontré récemment : madame gagne sa vie comme coiffeuse. Pour elle, l’argent qui rentre peut être dépensé, c’est son rôle, comme une voiture sert à transporter les personnes ; monsieur, lui, a besoin d’économiser, d’être assuré d’un suffisant( ?) matelas  financier pour se sentir en sécurité. Lui, dans son enfance, a connu une grande précarité… L’attitude de sa femme le plonge donc sans cesse dans l’insécurité, qui se traduit par un contrôle constant, et des reproches…

Nous reconnaitrions-nous dans une des phrases ci-dessous ?

Tu as encore acheté ceci… Avions-nous besoin de cette dépense ?

Tu mets en péril notre équilibre financier

Tu ne parles que d’argent, pour toi il n’y a que cela qui compte

Tu es vraiment radin ou tu jettes l’argent par les fenêtres

Etc

 

Des divergences possibles, donc, qui ne sont pas nées tout d’un coup, puisque ce rapport à l’argent a préexisté à notre couple. Est-ce que je m’efforce de comprendre le fonctionnement interne de mon conjoint ?

Est-ce que j’accepte de le voir comme une part de lui/elle ?

Nous avons sans doute établi à l’amiable des règles de fonctionnement, implicites ou explicites :

Compte commun ou séparé? Qui gère quoi ? L’un assume l’intendance, l’autre le chauffage ou les études des enfants… Comment avons-nous distribué les rôles et les tâches au sein de notre couple ?

Y a-t-il transparence sur cette question de revenus ?

Est-ce que la gestion que nous avons mise en place au début de notre vie de couple est toujours la meilleure pour nous ?

Est-ce qu’aujourd’hui elle correspond toujours à nos besoins et à nos possibilités respectives ? N’y a-t-il pas des points à réexaminer, réévaluer, modifier ?

Est-ce qu’un des deux pourrait se sentir lésé, voire exploité par l’autre ?

 

A FAIRE EN COUPLE. De ces questions, comme de bien d’autres, il faudrait évidemment pouvoir parler à deux. Est-ce possible dans notre couple, sans tensions ni disputes ? Ou s’agit-il d’un de ces « sujets qui fâchent », tant de fois mis sur tapis qu’on hésite à en rouvrir le dossier ?

Une bonne occasion de communication, que nous aurons à cœur de préparer  afin qu’elle ne génère pas un conflit ouvert, ou fasse ressortir de vieux griefs…

Nos manières de gérer les questions matérielles, je l’ai dit, sont quelque part un reflet de notre fonctionnement de couple. Qui décide ? Qui tranche ? Qui paie ? Et si l’un des deux a un salaire bien plus élevé que l’autre ? Comment le vivons-nous ? Comment en parlons-nous ? Derrière cette dernière question, en effet,  se cache celle du pouvoir dans le couple. Ce sera l‘objet d’une prochaine chronique !

 

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«Temps du confinement : Ne pas perdre le sel de la relation conjugale »

Nous voilà déjà presque à la fin de notre cinquième semaine de confinement… Oui, un grand mois est déjà passé et je pense à tous les couples et toutes les familles pour lesquelles j’écris (et les autres)… Comment cela se passe-t-il chez vous ?  Bien, la plupart du temps, lorsque le couple est suffisamment solide, adaptable et en capacité de prendre avec légèreté, avec humour même,  les évènements sur lesquels il  n’a pas de prise.  Mais les huis-clos conjugaux peuvent se révéler éprouvants. En effet ce temps particulier vient peut-être renforcer ce qui au quotidien était déjà difficile :

Les travers de mon conjoint   : son rapport à l’argent ; son égoïsme, ou au contraire, sa propension à toujours s’occuper du bien-être des autres, au détriment de moi ?

Ses petites manies (sa manière de beurrer ses tartines au petit-déjeuner ; de ne pas ranger la salle de bain après usage ; ou de toujours trop bien ranger chaque outil ou ustensile immédiatement après s’en être servi…)

Ses sujets de conversation récurrents, ou son manque de conversation/sa difficulté à communiquer

Son rapport aux enfants :  Il/elle est toujours sur leur dos ; il ne s’en occupe pas assez pour me soulager ; à sa famille, qui prend tellement de place…

Toutes ces manières d’être, qui peuvent être, au quotidien, sujet de plaisanterie ou petits agacements, de ceux dont on se plaint avec tendresse devant les amis, peuvent avec le confinement devenir des sujets  d’irritabilité intérieure ou même de guerre ouverte. Certains  disent qu’ils vont craquer*…

Car alors le regard que je porte sur mon conjoint a perdu sa bienveillance et j’ai du mal à voir le positif des situations. C’est là qu’une spirale délétère peut s’installer et polluer notre relation. Une remarque : Si je suis agacé( e) par mon conjoint… N’est-ce pas réciproque ??

Même si  cette période peut être révélatrice des personnalités de chacun, évitons de faire de ce temps spécial un  examen de passage du couple ! C e n’est surtout le temps des bilans définitifs. Si le moment est difficile, appuyons-nous sur ce que nous avons déjà traversé ensemble (maladie, naissance, période professionnelle…), que nous avons dépassé ; appuyons-nous plutôt l’un sur l’autre   pour envisager le présent et l’avenir.

Prenons un peu de recul, ou, si vous préférez, prenons de la hauteur afin de voir, dans notre époux/épouse, la personne que nous avons choisie, à qui nous avons un jour dit OUI, et qui ne peut être réduite à ses comportements, c’est-à-dire à ce qui devient pour nous sujet d’agacement, voire de conflit. Si nous lisons ces lignes ensemble, prenons le temps de pointer gentiment ce qu’elles veulent dire pour nous en pratique, et échangeons là-dessus. Chacun pourra alors se sentir écouté et par là souhaiter faire un pas pour se rapprocher de l’autre.

 

Et pourquoi, malgré le confinement qui ne nous permet pas beaucoup d’éloignement (!), ne pas conserver ou renouer avec les rites  de fin de journée, où nous étions heureux de nous retrouver après nos journées de travail ?  « As-tu  passé une bonne journée ? » Même si nous avons été toute la journée dans la même maison, pourquoi ne pas poser la question ? Pourrions-nous nous offrir un petit temps pour nous, tous les deux, même si nous avons été toute la journée dans la même maison, un moment de calme, voire de tendresse ? N’oublions pas ces moments indispensables pour nous concentrer l’un sur l’autre, nous re-brancher l’un sur l’autre,  refaire connexion… bref, ce qui donne du sel, ce qui permet à notre vie conjugale de ne pas risquer de devenir une aimable cohabitation !

En écrivant cette page, je pense à toutes les personnes retraitées qui, elles, vivent au quotidien –moins confiné d’habitude, il est vrai–  cette manière plus constante de vivre la relation avec son conjoint. Elles aussi peuvent s’inspirer des lignes ci-dessus. Attention ! Prendre soin l’un de l’autre n’est pas de la surprotection !   Prendre soin de l’autre, c’est le laisser vaquer à ses occupations, c’est le laisser être, c’est accepter nos divergences de vue, et rendre possible que chacun prenne un temps à l’écart quand et parce qu’il en a besoin. Prendre soin, ça peut-être aussi trouver ce temps dans chaque  journée pour signifier à mon conjoint combien il est elle est une personne spéciale pour moi,  et combien je suis heureuse/heureux que nous poursuivions la route ensemble…

Et je ne veux pas passer cette chronique sans une pensée pour ceux des conjoints qui ne sont pas confinés ensemble, par exemple du fait de leur travail, ou pour une autre raison. Et du coup la souffrance de ne pas être ensemble peut se révéler vive et source de frustration. Alors, trop ensemble ou pas assez ?  Vivons au mieux ce qui nous est imposé, en goûtant autant que possible les petites joies offertes !

 

*Prêt/te à craquer ? Je suis à votre disposition. Certaines personnes, certains couples sont actuellement accompagnés par téléphone ou skype.  Vous pouvez aussi simplement avoir besoin de parler, de déposer quelque chose de votre vie.N’hésitez pas!

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 «Temps du confinement : et si on allait vers le pardon ? /2 : dans le couple»

 

Rares sont les couples -existent-ils vraiment?- qui ne sont jamais en désaccord;  qui ne se sont jamais blessés; qui ne se sont jamais déçus. Le couple parfait? Je ne l’ai pas encore rencontré. Gageons que notre conjoint, lui, n’est pas parfait –pas plus que nous ne le sommes ;). Et le meilleur des couples ne vit pas sans un jour ou l’autre  connaître de ces « petites morts » que sont les offenses faites à l’autre ou reçues  de l’autre:

Tu m’as mal parlé…

Tu m’as caché une dépense…

Quand on est dans ta famille tu ne t’occupes pas de moi…

Tu ne m’aides pas suffisamment dans la maison…

Tu ne reconnais pas ma valeur…

Tu me critiques toujours quand je suis au volant…

Tu ne dis pas que tu m’aimes…

 

Ces « offenses »  sont ponctuelles ou récurrentes, légères ou plus gravement ressenties. Dans tous les cas, si elles ne trouvent pas leur résolution elles risquent d’empoisonner plus ou moins  durablement notre relation. Une seule voie pour les dépasser : celle du  pardon.

Pardonner est un acte volontaire et libre ; c’est choisir librement le bien au lieu du mal.  C’est un acte de liberté, d’humilité et de courage. Oui, j’ai été humilié, blessé, meurtri ; oui, je devrais lui en vouloir, et je lui en veux. Oui, je suis en colère et je n’accepte pas ce qu’il/elle m’a fait. Et pourtant, parce que je l’aime, parce que je lui ai dit « oui » pour toujours, j’accepte de le/la  regarder, de lui parler, de le reprendre par la main. Je pourrais ne pas le faire. Mais je le fais parce que je choisis notre bonheur. Pardonner, c’est arrêter l’histoire du mal.

Le pardon, c’est un chemin. Quand nous sommes blessés, il faut le temps que les plaies se referment. Tout ce qui touche à la fidélité demande du temps pour retrouver les dispositions d’une confiance. Mais c’est la seule solution, le seul chemin pour retrouver la vie.

Même si une plaie est refermée, la cicatrice peut me faire mal, de temps en temps. Elle se rappelle à moi… désagréablement. Elle peut rester vive (par exemple après une blessure grave qui touche à la fidélité) ; mais j’arrive à mieux vivre avec. Pardonner, ce n’est pas oublier. Ce qui s’est passé restera entre nous et fera partie de notre histoire de couple.

Pardonner, ça peut prendre du temps des deux côtés. Certains laissent passer des jours, des semaines, sans revenir l’un vers l’autre… Parce qu’il faut parfois du temps  pour mûrir les mots que je voudrais dire, du temps aussi pour accepter tes mots de pardon. Ce temps est évidemment variable selon la gravité de la blessure reçue, et selon le caractère de chacun… De la demande de pardon au pardon, il peut y avoir un décalage.

Tu me demandes pardon, mais je ne suis pas prêt (je suis encore dans la colère, le chagrin, les sentiments négatifs)

Tu  me pardonnes, mais je ne suis pas prêt (je suis encore trop dans le sentiment de ma faute, dans ma culpabilité)

Ici la patience est nécessaire afin que nos temps s’accordent.

On peut au moins accuser réception: J’ai entendu tes mots de pardon ; j’ai le désir de te pardonner, même si je n’en suis pas encore là.  Attention à ne pas offrir un pardon trop vite « parce que quand on est Chrétien, on doit pardonner ». Il faut que la démarche soit vraie !

Certains disent « je me m’excuse jamais, je n’ai jamais vu mes parents  s’excuser ni se pardonner » ou encore : « S’excuser, c’est un signe de faiblesse, disait mon père.

Il est vrai que certains n’ont pas appris le pardon : cela ne vaut pas dire qu’on ne peut pas y travailler,  pour le bien-être de son couple et de sa famille !

C’est pourquoi, vis-à-vis de nos enfants, ne négligeons pas  la question du pardon dans l’éducation. Quel service cela rendra-t-il à nos enfants pour toute leur vie ; et quel beau cadeau pour eux de voir un vrai pardon à l’oeuvre dans la famille, entre les parents, de parent à enfants, d’enfant à parent, de frère à sœur… !

En couple : Peut-être cette question du pardon vous rejoint-elle,  mais vous ne savez pas trop comment vous y prendre… Vous pouvez y être aidé. Je vous redis ma disponibilité dans ce sens.

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«Temps du confinement : et si on allait vers le pardon ?»

 

Thérapeute familiale, je rencontre régulièrement des personnes fâchées avec un membre de leur famille : deux soeurs, une mère et sa fille… Untel me disant : « mon frère, je ne lui parle plus » ou encore « mon père ça fait… que je ne l’ai pas vu et je m’en porte très bien »…   Derrière toutes ces fermetures relationnelles, des souffrances parfois anciennes, des blessures non cicatrisées, des mots définitifs prononcés un jour…

 

Les familles, quelles qu’elles soient,  peuvent être éprouvées par ces poisons relationnels que sont les conflits non résolus, et les fâcheries qui s’installent.

 

Je me dis que pour chacun de nous, ce temps du confinement laisse éventuellement de la place pour réfléchir, faire des bilans, tandis que l’épidémie nous fait craindre pour la santé de nos proches. Le nombre de morts augmente chaque jour en France : Comment ne pas être interpellé  par cette question de l’irréversibilité et de l’irrémédiable qu’apporte la mort ? Et plus largement, lorsqu’on est dans une situation familiale conflictuelle, comment laisser partir quelqu’un ou partir soi-même sans avoir tenté au moins des paroles, une explication, voire une réconciliation ?

 

Beaucoup disent que cette pandémie va certainement  modifier la donne et obliger à de profondes mutations : On parle d’écologie, on parle d’économie, on parle de mondialisation, mais le domaine des relations  bénéficie aussi de cette opportunité. On évoque la solidarité déployée un peu partout, des initiatives heureuses çà ou là…

Alors, à l’intérieur des familles aussi, pourquoi ne pas redistribuer les cartes, lorsque des situations  relationnelles sont ne sont pas satisfaisantes ou nous font souffrir ? N’y aurait-il pas aujourd’hui un temps pour cela ?  

 

Je n’ignore pas que les sujets de mésententes peuvent nous avoir profondément fait mal ; ou bien c’est nous qui avons blessé et provoqué une rupture.  Certaines fâcheries ont dépassé une génération : Je pense à cette famille d’agriculteurs dont les deux frères se sont tourné le dos pour un problème d’héritage. Tous deux sont morts aujourd’hui… mais leurs enfants ont hérité de la brouille et les cousins germains ne se parlent pas… tout en habitant le même village et en se croisant presque quotidiennement !! L’un d’eux mettra-t-il  fin à cette situation absurde ?

Ou encore, cet homme qui ne parle plus à sa sœur depuis près de vingt ans… Personne dans la famille ne sait pourquoi ; y a-t-il un motif clair, un mot qui a blessé, une jalousie… ?

Dans beaucoup de cas, la situation est ancienne, elle semble là sans remède.

Et pourtant…

 

Prenons vraiment ce temps pour nous demander si nous sommes dans la justesse, si des décisions prises ou des paroles prononcées un jour sont toujours d’actualité,

si nous pouvons, en ce temps de la pandémie actuelle,  trouver le courage d’affronter une réalité difficile pour tenter d’enfin la dépasser, ou au moins de faire un pas sur un chemin de pardon… Pardon donné, pardon reçu…

 

Peut-être ce chemin est-il trop difficile à faire seul. Vous pouvez y être aidé. Je vous redis ma disponibilité dans ce sens.

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«Grands-parents confinés !»

 

Vous êtes grands-parents, et vous êtes comme chacun confinés…

Peut-être êtes-vous en famille ? Plus vraisemblablement, vous vous trouvez, seul ou à deux, dans votre logement ; et vos petits-enfants, qu’ils soient à des milliers de kms ou dans le village voisin, ne peuvent plus vous rendre visite. Finis, pour le moment, les câlins, les embrassades, la lecture sur les genoux, les promenades en forêt qui permettent la transmission de tant de savoir, et tous ces partages de bonheurs familiaux tout simples.

Grand-mère moi-même, je reçois de nombre de mes amis des témoignages de la créativité de chacun, trucs et astuces que l’on se partage. Tel grand-parent lit une histoire chaque jour, en fonction des âges, tel autre enregistre d’autres histoires dans des petites videos. Un autre invente (ou puise sur le net ) une charade par jour adaptée à l’âge de chacun, ou propose des concours qui mettent en compétition les cousins, où qu’ils soient. Internet nous propose tant d’idées à mettre en œuvre (ex : Bayam, de Bayard, et bien d’autres).

Et en ce temps de Pâques, pourquoi ne pas prendre le temps d’expliquer –en accord avec les parents-, les significations des temps forts  des prochains jours ? Et il est encore temps  d’expédier un petit colis de Pâques qui remplacera la chasse aux œufs habituelle.

Tout ce qui peut occuper les uns et les autres soulage les parents un temps ; et il est si précieux d’entretenir les liens, et même, pourquoi pas, de les intensifier ou restaurer : je pense particulièrement à certains adolescents avec lesquels la relation aux parents est en ce moment compliquée. Nous, grands-parents, avons une place particulière à occuper auprès de ces jeunes qui grandissent avec des centres d’intérêts qui nous échappent le plus souvent ; mais nous savons combien notre relation, qui n’est ni parentale ni du coup d’autorité, peut être précieuse et  bénéfique pour eux. Pensons à les appeler souvent, à leur envoyer des messages, à manifester tout l’amour que nous avons pour eux, malgré et par-delà des attitudes qui peuvent sembler parfois peu désireuses d’échanges. C’est l’occasion de redire combien les grands-parents, tant qu’ils sont là,  sont des pivots dans les relations familiales : transmetteurs de savoir, gardiens d’un passé pas si lointain mais déjà ancien pour les plus jeunes, mémoire familiale, ils sont les parents des parents. Ils savent  des histoires de maman quand elle était petite… Ils inscrivent les plus jeunes dans le tissu transgénérationnel, si précieux pour la construction de chacun.

En écrivant cela je n’ignore pas que certaines familles sont divisées, parfois fâchées, parfois en rupture. Que des souffrances sont là, sourdes ou vives, qui aujourd’hui ne permettent pas les échanges dont j’ai parlé plus haut.  Et si le temps du confinement était aussi celui qui permet d’avancer sur ces questions douloureuses, et, qui sait, de les dépasser ?  Ce sera l’objet d’une prochaine chronique.

Oui, cette période particulière est une opportunité pour chacun, de sa place, de trouver de nouveaux chemins relationnels avec ceux qui nous sont chers et les autres.

 

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«Confinement: Parlons des enfants »

Couples retraitées, personnes seules, couples sans enfants ou avec enfants, jardin ou appartement, campagne ou ville : que de disparités dans les modalités concrètes du confinement !

Aujourd’hui, parlons des familles dont les enfants sont petits, ou en âge scolaire. Depuis plusieurs semaines, les enfants sont à la maison. Je reçois nombre de témoignages… et suis émerveillée de la créativité et de la patience de certains, qui déploient des ressources insoupçonnées parfois, pour occuper en particulier les petits. Bricolage, musique, cuisine, histoires… Internet fourmille d’idées à partager, et souvent de fait partagées entre familles. N’hésitez pas à puiser d’heureuses alternatives aux dessins animés et plus largement aux écrans !  Les heures « d’école », quant à elles, peuvent mettre à rude épreuve nos compétences ou notre sens pédagogique, et a minima notre patience. Un jeune papa me disait ces jours-ci : « je comprends mieux pourquoi tout le monde n’est pas fait pour être enseignant… » Nos enseignants qui eux aussi ont dû faire un travail considérable pour adapter leurs méthodes aux réalités de la non-présence physique de leurs élèves. Soyons reconnaissants à ceux-là.

Les parents d’ados vivent une autre  réalité. L’un d’eux me disait : « Comme il passe habituellement beaucoup de temps dans sa chambre, le confinement ne change pas grand-chose… » Comment stimuler nos collégiens/lycéens en cette année bizarre ou les notes, devoirs, cours n’offrent plus les repères habituels, ou la perspective des examens est sans cesse modifiée ? En dehors des temps « scolaires », profitons de ce temps où nous sommes plus proches pour tenter de mieux entrer dans leur univers. Offrons-leur la parole ! Exercice qui peut sembler décourageant, tant certains adolescents sont enfermés dans une carapace qui ne nous offre que peu d’accès. Le grand paradoxe de cette période  adolescente est que pour beaucoup ils détestent qu’on pénètre dans leur monde, mais qu’en même temps ils se plaignent secrètement quand leurs parents semblent ne pas s’y intéresser… Trouvons des sujets à partager, découvrons leurs musiques, leurs séries préférées.

A FAIRE EN FAMILLE

La vie quotidienne, son organisation, ses repas, ses tâches, comment avons –nous abordé ce temps ? Avons-nous mis en place des règles familiales ? et si oui, qui les a posées ? Tout le monde est-il d’accord ? Si oui, ce paragraphe peut sembler inutile, passez-le! Si non, il n’est évidemment pas trop tard pour proposer un point familial, un conseil de famille (voir chronique du 21 mars) dans lequel chacun sera invité à s’exprimer pour que nous définissions ensemble ce qui permettra un meilleur vivre ensemble. De quoi chacun a-t-il besoin ? De quoi la maison a-t-elle besoin pour que ça roule ? Qui propose quoi ? Qui se propose pour quelle tâche ou rôle ? Nous pouvons être heureusement surpris des initiatives qui se feront jour, et qui, parce qu’elles ne seront pas imposées par une mère ou un père de famille débordé(e) ou excédé(e), auront plus de chance d’être mises  en acte… Utilisons un tableau  bien visible pour noter les engagements des uns et des autres.  Et ce point familial, dans un temps confiné qui se prolonge, gagnera à être régulièrement reconvoqué, afin d’évaluer et modifier au besoin ce qui n’est pas ou plus opportun. Une occasion encore d’inviter la communication à notre table familiale !

 

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