« Couple confiné et communication : la bienveillance»

29/3/20

Une fois établis les préalables de la communication (voir vendredi 27), et bien avant les paroles, attachons-nous à tout ce qui compose le para-langage : Notre ton, notre part corporelle, nos attitudes, nos silences, nos mimiques… qui disent davantage que les mots : Savez-vous que plus de la moitié de notre langage est corporel, et qu’à cela s’ajoute le poids du ton que nous employons ? Nos mots, nos pauvres mots, ne représentent qu’une petite part de notre expression : moins de 10%, disent les chercheurs !

Or ces mots là, nous savons combien ils peuvent être doux : un compliment, un merci…  ou durs -un reproche, un trait bien ajusté qui fait mouche et blesse. Et nous avons sans doute fait l’expérience que notre mémoire enregistre davantage les seconds que les premiers, et qu’une parole qui  nous a fait mal s’oublie difficilement.

Dans ce temps du confinement, dans la proximité, la promiscuité même, il est plus que jamais essentiel de restaurer un mot-clé de la communication conjugale : la bienveillance.

La racine de ce mot nous ramène à vouloir du bien à notre conjoint. Vouloir du bien dépasse évidemment le cadre de la communication ! Vouloir du bien cela veut dire… Et si vous échangiez ce que cela veut dire pour vous ? Vous avez sans doute des idées… Cela peut vouloir dire : je veux que tu sois heureux ; je veux ton bien-être, ton confort, ta satisfaction, etc… ;  je veux que tu donnes le meilleur de toi-même… ? Où est-ce que je place ce bien-être, ce confort, cette satisfaction, ce désir, par rapport à mon bien-être, mon confort, ma satisfaction, mon propre désir ?

Dans notre communication, la bienveillance, ce peut être  ce préalable qui fait que je ne cherche pas déjà à savoir ce que tu vas me dire (je te connais…), et je ne porte pas de jugement a priori, que je fais de la place  en moi pour ce que tu as à me dire. Mon attitude, mon regard… t’offrent un espace ; mon sourire l’accompagne ; ma disponibilité est réelle ; la bienveillance dit que l’échange qui va suivre n’est pas déjà abîmé, pollué, recouvert par des  contentieux  ou un historique entre nous, qu’il y a de la place, que je t’écoute vraiment , que je m’exprime vraiment, pour que nous échangions en vérité…

La bienveillance, c’est un état d’esprit que nous possédons peut-être, et tant mieux, mais qui parfois s’est perdu… nos habitudes, nos agacements, bouchent trop vite l’horizon. Et pourtant vivre en couple, particulièrement dans ces temps de confinement, appelle à  retrouver, même si cela nous demande un effort conscient, quelque chose de cet émerveillement de l’autre, de cette découverte de l’autre, de ce regard positif et neuf… Même si nombre d’années ont passé, ne disons surtout pas de notre conjoint je le connais par cœur !

A FAIRE A DEUX : Prenons un temps pour échanger à deux sur cette réalité de la bienveillance dans notre couple. Qu’en est-il ? Que proposons-nous de mettre en place au besoin ?

NB : ti volo bene ne veut-il pas dire en Italien : « je t’aime » ?

 

Prochaine chronique : Inaction forcée, surmenage… quelles conséquence pour notre couple ?

Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s