«Confinement: Parlons des enfants »

Couples retraitées, personnes seules, couples sans enfants ou avec enfants, jardin ou appartement, campagne ou ville : que de disparités dans les modalités concrètes du confinement !

Aujourd’hui, parlons des familles dont les enfants sont petits, ou en âge scolaire. Depuis plusieurs semaines, les enfants sont à la maison. Je reçois nombre de témoignages… et suis émerveillée de la créativité et de la patience de certains, qui déploient des ressources insoupçonnées parfois, pour occuper en particulier les petits. Bricolage, musique, cuisine, histoires… Internet fourmille d’idées à partager, et souvent de fait partagées entre familles. N’hésitez pas à puiser d’heureuses alternatives aux dessins animés et plus largement aux écrans !  Les heures « d’école », quant à elles, peuvent mettre à rude épreuve nos compétences ou notre sens pédagogique, et a minima notre patience. Un jeune papa me disait ces jours-ci : « je comprends mieux pourquoi tout le monde n’est pas fait pour être enseignant… » Nos enseignants qui eux aussi ont dû faire un travail considérable pour adapter leurs méthodes aux réalités de la non-présence physique de leurs élèves. Soyons reconnaissants à ceux-là.

Les parents d’ados vivent une autre  réalité. L’un d’eux me disait : « Comme il passe habituellement beaucoup de temps dans sa chambre, le confinement ne change pas grand-chose… » Comment stimuler nos collégiens/lycéens en cette année bizarre ou les notes, devoirs, cours n’offrent plus les repères habituels, ou la perspective des examens est sans cesse modifiée ? En dehors des temps « scolaires », profitons de ce temps où nous sommes plus proches pour tenter de mieux entrer dans leur univers. Offrons-leur la parole ! Exercice qui peut sembler décourageant, tant certains adolescents sont enfermés dans une carapace qui ne nous offre que peu d’accès. Le grand paradoxe de cette période  adolescente est que pour beaucoup ils détestent qu’on pénètre dans leur monde, mais qu’en même temps ils se plaignent secrètement quand leurs parents semblent ne pas s’y intéresser… Trouvons des sujets à partager, découvrons leurs musiques, leurs séries préférées.

A FAIRE EN FAMILLE

La vie quotidienne, son organisation, ses repas, ses tâches, comment avons –nous abordé ce temps ? Avons-nous mis en place des règles familiales ? et si oui, qui les a posées ? Tout le monde est-il d’accord ? Si oui, ce paragraphe peut sembler inutile, passez-le! Si non, il n’est évidemment pas trop tard pour proposer un point familial, un conseil de famille (voir chronique du 21 mars) dans lequel chacun sera invité à s’exprimer pour que nous définissions ensemble ce qui permettra un meilleur vivre ensemble. De quoi chacun a-t-il besoin ? De quoi la maison a-t-elle besoin pour que ça roule ? Qui propose quoi ? Qui se propose pour quelle tâche ou rôle ? Nous pouvons être heureusement surpris des initiatives qui se feront jour, et qui, parce qu’elles ne seront pas imposées par une mère ou un père de famille débordé(e) ou excédé(e), auront plus de chance d’être mises  en acte… Utilisons un tableau  bien visible pour noter les engagements des uns et des autres.  Et ce point familial, dans un temps confiné qui se prolonge, gagnera à être régulièrement reconvoqué, afin d’évaluer et modifier au besoin ce qui n’est pas ou plus opportun. Une occasion encore d’inviter la communication à notre table familiale !

 

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