«Temps du confinement : et si on allait vers le pardon ?»

 

Thérapeute familiale, je rencontre régulièrement des personnes fâchées avec un membre de leur famille : deux soeurs, une mère et sa fille… Untel me disant : « mon frère, je ne lui parle plus » ou encore « mon père ça fait… que je ne l’ai pas vu et je m’en porte très bien »…   Derrière toutes ces fermetures relationnelles, des souffrances parfois anciennes, des blessures non cicatrisées, des mots définitifs prononcés un jour…

 

Les familles, quelles qu’elles soient,  peuvent être éprouvées par ces poisons relationnels que sont les conflits non résolus, et les fâcheries qui s’installent.

 

Je me dis que pour chacun de nous, ce temps du confinement laisse éventuellement de la place pour réfléchir, faire des bilans, tandis que l’épidémie nous fait craindre pour la santé de nos proches. Le nombre de morts augmente chaque jour en France : Comment ne pas être interpellé  par cette question de l’irréversibilité et de l’irrémédiable qu’apporte la mort ? Et plus largement, lorsqu’on est dans une situation familiale conflictuelle, comment laisser partir quelqu’un ou partir soi-même sans avoir tenté au moins des paroles, une explication, voire une réconciliation ?

 

Beaucoup disent que cette pandémie va certainement  modifier la donne et obliger à de profondes mutations : On parle d’écologie, on parle d’économie, on parle de mondialisation, mais le domaine des relations  bénéficie aussi de cette opportunité. On évoque la solidarité déployée un peu partout, des initiatives heureuses çà ou là…

Alors, à l’intérieur des familles aussi, pourquoi ne pas redistribuer les cartes, lorsque des situations  relationnelles sont ne sont pas satisfaisantes ou nous font souffrir ? N’y aurait-il pas aujourd’hui un temps pour cela ?  

 

Je n’ignore pas que les sujets de mésententes peuvent nous avoir profondément fait mal ; ou bien c’est nous qui avons blessé et provoqué une rupture.  Certaines fâcheries ont dépassé une génération : Je pense à cette famille d’agriculteurs dont les deux frères se sont tourné le dos pour un problème d’héritage. Tous deux sont morts aujourd’hui… mais leurs enfants ont hérité de la brouille et les cousins germains ne se parlent pas… tout en habitant le même village et en se croisant presque quotidiennement !! L’un d’eux mettra-t-il  fin à cette situation absurde ?

Ou encore, cet homme qui ne parle plus à sa sœur depuis près de vingt ans… Personne dans la famille ne sait pourquoi ; y a-t-il un motif clair, un mot qui a blessé, une jalousie… ?

Dans beaucoup de cas, la situation est ancienne, elle semble là sans remède.

Et pourtant…

 

Prenons vraiment ce temps pour nous demander si nous sommes dans la justesse, si des décisions prises ou des paroles prononcées un jour sont toujours d’actualité,

si nous pouvons, en ce temps de la pandémie actuelle,  trouver le courage d’affronter une réalité difficile pour tenter d’enfin la dépasser, ou au moins de faire un pas sur un chemin de pardon… Pardon donné, pardon reçu…

 

Peut-être ce chemin est-il trop difficile à faire seul. Vous pouvez y être aidé. Je vous redis ma disponibilité dans ce sens.

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